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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 08:30

Nous avons tous pratiqué en stage cette technique du livre-vivant qui nous a été présentée comme l'adaptation dramatique d'un texte, pour dégager des personnages de théâtre y compris des conteurs qui décrivent actions et sentiments quand le texte en contient. Cette solution pratique était autre chose à l'origine et constituait une doctrine d'éducation populaire qui s'opposait aux spectacles de théâtre populaire de Jeanne Laurent, dont on déjà évoqué l'action ici.

À L'origine donc, pour faire sortir les livres de leur bibliothèques et donner goût des belles écritures, le "livre-vivant" consistait en une lecture fidèle et à haute voix d'un ouvrage devant un petit cercle d'auditeurs attentifs.

Nous avons pratiqué en veillées de stages techniques cette formule qui était l'occasion de mettre en pratique tout ce que nous avions appris en matière de diction, respiration, intériorisation, regard, tonicité et technesthésie : j'en passe et des meilleures.

Le procédé a été repris d'une façon audacieuse par la télévision. Une chaîne de la TNT diffuse quotidiennement de 3h30 à 6h du matin, pour les lève-tôt, les couche-tard ou les insomniaques, une lecture exécutée par de jeunes comédiennes ou animateurs de grands classiques de la littérature.

Il y a le pire et le meilleur dans les interpretations et à chaque fois je vois en ombvre le père Rodien éructer : "articule"! Ou Michèlle, lancer : "respire"!

Je vous ai choisi quelques extraits que je ne vais pas décortiquer mais qui constituent un florilège de ce que l'on peut entendre .

cuisinier

 

 

 

 Catherine Descoups lit les histoires épouvantables de Gaston Lerouxcuisinier

 

 

 

 Anaïs Nyl lit L'écornifleur de Jules Renard                                cuisinier

 

 

 

 Louise Pasteau lit Jacquou le croquant d'Eugène Leroy                       cuisinier

 

 

 

 Odessa Ravel lit Les contes cruels de Villiers L'Isle-Adam                   cuisinier

 

 

 

 

Victoria Monfort lit Les Chouans de Balzac

 

 

 

 

Voila! A vous de vous faire une opinion : Livre-Vivant ? Livre-Mort Vivant ? Ou un programme bouche trou de télévision dont le taux d'audience ne doit pas être extraordinaire ?

 

Pour ma part je pense l'expérience intéressante, mais ces jeunes lecteurs gagneraient à être dirigés et à ne pas découvrir leur texte à la lecture. Il y aussi d'autres séances ou les jeux de jambes ou de corps érotiques sur le sofa noir semblent vouloir compenser le jeu de l'acteur : je ne vous montrerai pas ces extraits, à vous de regarder l'émission si cela vous chante.

 

 

 

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 09:10

Sur une idée de Christian Gilles.

 

Qu'est-ce qui fait, qu'après une journée de stage, où rien n'a marché: les projecteurs attendus se sont révelés être des quinquets, les stagiaires se sont disloqués , l'encadrement à eu un coup de mou, le planning n'a pas été respecté, les problèmes administratifs s'en sont mêlés, on s'engueule, on ne croit plus à rien et surtout plus à l'aboutissement d'une réalisation que l'on a entreprise, comme d'habitude, avec rien, avec des stagiaires ébahis par le travail réclamé, des assistants qui doutent d'eux mêmes et cette désagréable impression que l'on régresse, que l'on patine, que l'on va se noyer dans la merde,

Qu'est ce qui fait, qu'après un repas collectif avalé sans gaieté sous le regard unanime des stagiaires qui guettent notre coup de blues pour conforter le leur, 

Qu'est ce qui fait, qu'après une décision collégiale de reprise en main pour tout : ateliers techniques, mise en scène, répétitions, diction, expression corporelle,

Qu'est ce qui fait, qu'après avoir pris la décision de casser les "faux meneurs" qui ralentissent le groupe en les mettant en situation d'être détrônés de leur rang de petit chef par devant leurs camarades,

Qu'est ce qui fait, que tout devient alors divin, que l'on s'aime à nouveau, que l'on y croit encore plus que jamais, et l'on redevient audacieux plus qu'hier ?

 

C'est la magie des veillées.

 

Veillée, instant intemporel, où tout semble être redevenu normal, où tous les désagréments du jour s'estompent, où les répétitions de l'après-midi ont miraculeusement mûri pour donner corps à quelque chose qui laisse passer l'émotion, qui impose le silence, qui attire les larmes au coin des yeux.

 

C'est la magie des veillées, où les filles engarçonnées ont mis des jupes pour trouver les mouvements de scène des femmes, où les fumeurs sont discrets, où les bavards relisent leurs textes dans la pénombre que les projecteurs ont créé en délimitant l'espace de jeu, tandis que les plus coquets finissent la couture de leur ourlet de costume de scène.

 

C'est la magie des veillées, qui fait que tout le monde y croit, que tous les stagiaires se prennent pour Molière et voudraient jouer à la place de celui qui à la chance d'être dans les rayons lumineux, sous la conduite des metteurs en scène qui ont assourdi leur timbre de voix pour donner plus de solennité et d'ampleur à leurs indications dans ce silence quasi sépulcral.

 

C'est la magie des veillées, qui fait que le temps ne compte plus et que minuit  bientôt atteint, tous, avec leur visage apaisé, souriant et ravinné de fatigue, se quittent en s'embrassant et se souhaitant des "bonne nuit" fraternels, alors même que l'on aurait voulu qu'elle ne finisse jamais cette nuit.

...Qu'elle ne finisse jamais.

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 10:05

En ces temps de fin des vacances, que diriez vous d'un petit passage à la piscine et naturellement à celle du (feu) CREPS de Voiron, puisque "l'établissement public à caractère administratif dénommé « centre d'éducation populaire et de sport de Voiron » est dissous et mis en liquidation depuis le 1er septembre 2010, et que l'association "Tremplin Sport Formation" a pris la suite. Cette association est constituée de 4 ligues RA (badminton, basket, cyclisme et escalade), du CROS RA, de la ville de Voiron et des personnels de l'établissement."

 

Tout un programme et donc beaucoup de nostalgie!

 

Donc, la piscine, la piscine!

 

Il y a déjà eu un article du blog consacré aux travaux de piscine, c'est à dire au nettoyage de la boue accumulée dans le fond que seuls les stagiaires d'art dramatique nettoyaient sous le regard mi-médusé, mi-méprisant des étudiants en EPS, qui se considéraient  déjà à l'époque au dessus de cela!

 

Ce deuxième article est constitué de photos inédites, de 1969 et 1972, je crois, et constitue une excellente transition à nos futures séries de rentrées consacrées aux avis de recherche :  qui sont-ils, que sont -ils devenus ?

 

Amusez vous à vous reconnaître, si c'est le cas et à reconnaître les autres...

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 09:47

Pour le cinquième mois d'existence du blog " Nec Pluribus Impar", je vous emmène en vacances...
Non, je rigole, ou presque, ou pas. En réalité je vous ramène à Voiron dans l'intimité de nos stages et dans la douce torpeur des journées de juillet en Isère.
Vous vous souvenez, si vous êtes un fidèle, du décor de La Brunerie:le château avec son parc, et sur la photo, à gauche, sa chapelle...

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... mais bien entendu elle était désaffectée,  désacralisée je crois que c'est l'expression, et servait d'entrepôt au matériel sportif, ballons de toutes sortes, filets, piquets, javelots et autres instruments que seuls les concernés connaissent.

Voiron CREPS chapellew


Nous ce qui nous concernait, dans l'équipement sportif proprement dit, c'était la piscine en forme d'organe gastrique, vue du ciel, mais on ne montait jamais si haut! 

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Je vous ai déja dit que la rencontre autour de la piscine dès la fin de matinée était un moment attendu et traditionnel de nos stages, qu'il s'agisse de premier ou de deuxième degré, ou même pour Gosta Berling, qui l'avait incluse dans la scénographie de plein air, ce qui en définitive "n'a pu se faire en raison de la pluie"(...voir les épisodes précédents).

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Comme nous étions de bons clients et plutôt moins faignants pour la vie collective que les autres hôtes du C.R.E.P.S, il nous revenait de façon tout à fait volontariste et sans arrière pensée de prise de possession personnelle, de nettoyer cette piscine. Elle était vidée de son eau et armés de balais nous raclions le fond algueux et nauséabond dans la bonne humeur générale : voici donc la joyeuse équipe des nettoyeurs art dramatique, je crois en 1969, sous le commandement de Yves Doncque, qui était en service militaire, ou en sortait, présentant les armes au photographe !011w














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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 10:00
arlequin
Ecoutez!:                                       
                                                                                          








Vous souvenez vous de cet air ?
Oh, certes, vous ne l'avez jamais entendu jouer par une fanfare militaire, ni même jamais entendu jouer, vous le chantiez cependant, reprenant en coeur avec des voix éraillés, trémolos et piroulis en sus, cet hymne de guerriers glorieux, impulsé par Jean Rodien et Yvon Achard, qui transformait les moments de détente des stages de Voiron en monômes de carabins.

Il s'agit de "l'artillerie de Marine" chant égrillard et paillard s'il en est qui nous faisait passer du monde de la culture des Supervielle et Perrault, à celui des corps de garde libérés en bordée!
Voici le texte, pour que les non initiés puissent juger par eux même! En réalité on ne connaissait que le refrain, que l'on répétait à l'envie et le couplet suivant (en italique,gros et gras-c'est de circonstance- dans le texte).
Vous pouvez à nouveau le chanter, j'ai remis les musiques en regard des paroles!

 

Le jour de l’an approche,
C’est le jour le plus beau.(bis)
Chacun fouille dans sa poche,
Pour faire un p’tit cadeau. (bis)
Moi qui n’ai rien au mon-onde,
Pas même un petit écu,
Un petit écu,
Ma chose la plus ron-onde,
C’est le trou de mon cul. (bis)

 

 


L’artillerie de marine, voilà mes amours,                     
Et je l’aimerai, je l’aimerai sans cesse.
L’artillerie de marine, voilà mes amours,
Et je l’aimerai, je l’aimerai toujours.

Tous les obus de la marine,
Sont si bien faits, et si pointus,
Qu’ils entreraient sans vaseline
Dans l’trou d’mon cul. (ter)

A mon dernier voyage en chine,
Un mandarin gras et dodu,
Voulut me mettre sa pine
Dans l’trou d’mon cul. (ter)

J’ai fait trois fois le tour du monde,
Et non, jamais, je n’ai jamais vu
Une chose parfaitement ronde
Que l’trou d’mon cul. (ter)

Si j’suis entré dans la médecine,
C’est qu’les clystères sont si pointus
Qu’ils entreraient comme une pine
Dans l’trou d’mon cul. (ter)

L’adjudant-chef qu’est de service
A une sale gueule si mal foutue,
Qu’on la prendrait, sans plus d’malice
Pour l’trou d’mon cul. (ter)

J’ai fait trois ans de gymnastique,
Et non, jamais, je n’ai jamais pu,
Poser un baiser sympathique
Sur l’trou d’mon cul. (ter)

Si j’suis entré dans l’art dentaire,
C’est que les
tire-nerfs sont si menus
Que j’m’en mettrais une bonne douzaine
Dans l’trou d’mon cul. (ter)

De Singapour jusqu’à formose,
J’n’ai jamais vu, non jamais vu,
J’n’ai jamais vu chose aussi rose
Qu’l’trou d’mon cul. (ter)

J’ai visité des capitales,
Et non, jamais, je n’ai jamais vu,
Une chose aussi parfaitement sale
Qu’l’trou d’mon cul. (ter)

Quand j’serai un vieux qu’a la tremblotte,
Et que d’baiser, je n’pourrai plus,
J’irai chez Jeanne et chez Charlotte
M’faire faire des langues dans l’cul. (ter)

 

Le jour de l’an approche,
C’est le jour le plus beau.(bis)
Chacun fouille dans sa poche,
Pour faire un p’tit cadeau. (bis)
Moi qui n’ai rien au mon-onde,
Pas même un petit écu,
Un petit écu,
Ma chose la plus ron-onde,
C’est le trou de mon cul. (bis)



L’artillerie de marine, voilà mes amours,                    
Et je l’aimerai, je l’aimerai sans cesse.
L’artillerie de marine, voilà mes amours,
Et je l’aimerai, je l’aimerai toujours.

Tous les obus de la marine,
Sont si bien faits, et si pointus,
Qu’ils entreraient sans vaseline
Dans l’trou d’mon cul. (ter)

A mon dernier voyage en chine,
Un mandarin gras et dodu,
Voulut me mettre sa pine
Dans l’trou d’mon cul. (ter)

J’ai fait trois fois le tour du monde,
Et non, jamais, je n’ai jamais vu
Une chose parfaitement ronde
Que l’trou d’mon cul. (ter)

Si j’suis entré dans la médecine,
C’est qu’les clystères sont si pointus
Qu’ils entreraient comme une pine
Dans l’trou d’mon cul. (ter)

L’adjudant-chef qu’est de service
A une sale gueule si mal foutue,
Qu’on la prendrait, sans plus d’malice
Pour l’trou d’mon cul. (ter)

J’ai fait trois ans de gymnastique,
Et non, jamais, je n’ai jamais pu,
Poser un baiser sympathique
Sur l’trou d’mon cul. (ter)

Si j’suis entré dans l’art dentaire,
C’est que les
tire-nerfs sont si menus
Que j’m’en mettrais une bonne douzaine
Dans l’trou d’mon cul. (ter)

De Singapour jusqu’à formose,
J’n’ai jamais vu, non jamais vu,
J’n’ai jamais vu chose aussi rose
Qu’l’trou d’mon cul. (ter)

J’ai visité des capitales,
Et non, jamais, je n’ai jamais vu,
Une chose aussi parfaitement sale
Qu’l’trou d’mon cul. (ter)

Quand j’serai un vieux qu’a la tremblotte,
Et que d’baiser, je n’pourrai plus,
J’irai chez Jeanne et chez Charlotte
DM’faire faire des langues dans l’cul. (ter)





Dans le même ordre d'idée, pour les dames cette fois, il y avait cette chanson que Chon adorait chanter en groupe restreint pour se détendre durant la sandwitch party de nos wek-end Coryphée. Là ce n'était plus un choeur de garçons, mais une reprise du refrain par les filles de la troupe, se surprenant elles même de reprendre La Charlotte de Pierre Vassiliu!




Quand j'habitais dans la Creuse
Les gosses les gueuses venaient chez moi
On y trouvait des vareuses
Des assiettes creuses et du lilas
Je vends des nouilles à la sauvette
Les jours de fête dans le métro
Je vends des culottes des castagnettes
Des salopettes des sacs à dos
Je peux pas dormir sans qu'on cogne
Et sans vergogne à mon chez moi

Toc toc toc qui qu'est là
Qui qui frappe à ma porte
Est-ce toi la Charlotte
Est-ce toi ma bien aimée
Oui c'est moi la Charlotte
Je viens chercher ma culotte
On profite beau culottier
Fait pas chaud dans ton quartier

Je vis dans une douce inquiétude
Je fais des études sur le nougat
Je lui dis de tirer la chevillette
Mais la pauvrette s'y prend les doigts
Se les sélectionne dans la poignure
A la jointure hurle à la mort
Disant que chez moi y'a des sorcières
Qui par derrière lui jette des ressorts
L'est pas possible cette dragonne
Ah la pauvre bête je la fous dehors
Toc toc toc qui qu'est là
Qui qui frappe à ma porte
Que personne ne bouge
C'est peut-être le chaperon rouge
Non c'est moi la Charlotte
Je viens chercher ma culotte
Je sais qu'elle est dans la caisse
Qu'est sûrement entre tes pieds

Je voudrais regarder dans ma caisse
Oui mais drôlesse c'est fatiguant
Et comme j'ai des varices
Des rhumatismes c'est imprudent
Vas voir chez la petite Yvette
Dans la casquette elle est petite main
Tu trouveras bien une liquette
Un peu coquette qui t'ira bien
Dans mon labeur je suis à la bourre
Et puis en amour je suis incertain

Toc toc toc qui qu'est là
Qui qui frappe à ma porte
Ce n'est pas la Charlotte
Mais René son bien aimé
Assieds-toi ma cocotte
Tu m'as l'air un peu pâlotte
Entre vite mon beau René
Nous avons à tricoter
Et cric crac je suis chez moi
Et personne n'a droit d'entrer
Allez vous faire rhabiller
Car mon camarade est là

Toc toc toc qui qu'est là...







Pour les amateurs, voici l'original:                                            cuisinier
 



 
C'est peut-être, parce que c'est la Toussaint que j'ai repensé à tout cela, et ne me dites pas que cela n'a rien à voir!


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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 14:38

Vous rappelez-vous la S.A.D.R.A, association des stagiaires ? Vous avez peut être cotisé, ou même fait partie des instances dirigeantes, car en relisant les procès-verbaux des réunions d'assemblées générales ou de conseils d'administration, j'ai retrouvé un bon nombre de noms connus dans cette véritable armée mexicaine, bardée de vices-présidents, secrétaires exécutifs et autres coordinateurs régionaux, chargés de mission, etc...

Je suis heureux de pouvoir offrir, aux anciens stagiaires et aux autres, aujourd'hui, grâce à internet, même si c'est un peu tard,
les statuts de l'association que nous n'avions pas pu diffuser
à sa création !


Pour les puristes, l'association a déposé ses statuts en préfecture de l'Isère le 24 juillet 1967, sous le numéro 5741, mais n'a reçu son agrément ministériel d'association d'éducation populaire que le 25 octobre 19971, sous le numéro 38-185

Au delà des textes, la S.A.D.R.A. était au départ une caisse noire qui pouvait recevoir quelques subventions de Jeunesse et des Sports, ce qui nous permettait d'avoir un peu de matériel en stages (disques, masques neutres, accessoires pour semblants de costume -le tissus des capes de Gosta Berling, par exemple- etc...)
Je crois que j'en ai toujours été le Président, même si les  autres postes du bureau étaient plus tournants. Nous avions  essayé de donner, un objectif complémentaire à la S.A.D.R.A., à côté de la récolte de fonds, en en faisant un outil de communication entre les stagiaires disséminés dans la région, à l'aide d'une édition du fichier adresse (à jour) pour tous, de la diffusion des tableaux de diction tant réclamés à l'époque et cerise sur le gâteau, en créant des ateliers de théâtre, mini stages en cours du soir, à Annecy, Lyon et Grenoble.

On a même tenté de faire un journal : en voici le numéro 2, je n'ai pas le numéro 1 et il n'y a pas eu de numéro 3!


Si les conseils d'administration se tenaient dans la ville de résidence de tel ou tel membre du bureau, les assemblées générales, elles étaient fixées pendant les stages (sauf en 1970), ce qui permettait d'avoir du monde et de faire venir quelques anciens à cette sympathique rencontre.

Voici quelques photos d'une A.G.
Qui pourra dire en quelle année et où ?

















...C'était  le 13 juillet 1969 à Voiron





 












Le sérieux de nos travaux, n'engendre pas la sinistrose...





































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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 08:40

Comme je vous l'ai indiqué dans un précédent article, nos "scénographies" de stage étaient modestes. Je ne parlerai pas de Gosta Berling, qui s'est terminé comme vous le savez  (cf. Gosta sous la pluie) , ni de Vercheny, l'article  consacré à ce stage commentait largement la chose (cf Mémoire en lambaux - Aucassin et Nicolette ).
Il y a suffisamment d'autres exemples variés pour vous présenter les "nôtres"



La Hobereaute ( Jacques Audiberti - Théatre du Coryphée -  M.J.C. de Novel  - Annecy )

Le jeu se déroule au sol, le public est assis sur quatre gradins en quadrilatère qui surplombent pour les plus hauts, l'espace de jeu. Maximum 200 personnes.
























































































Les Compagnons de Jéhu ( Alexandre Dumas/ Viviane Fines - Stage I.G.H. - Abbaye de Lieu Restauré - Oise )

Vous avez pu voir en vrai l'espace, dans la série d'articles "le choix des Compagnons". Voici comment  il était organisé.




















En bas à droite, vous reconnaissez en gris le proscenium en forme de dentier. Il est entouré d'un fossé (en blanc) et se trouve à même hauteur que l'espace spectateur (en vert),  le public étant assis sur des chaises (en jaune). L'espace de la bataille de Marengo est en vert pâle.



Noir l'arc en ciel ( Raymond Derynck -  Stage I.G.H - Neuilly sur Marne)


































































Dans le gymnase (cf.Avanies d'un gymnase), un ensemble de praticables avec plans inclinés, conçus comme un jeu de construction, pouvant se déplacer et figurer, halles de marché,  ville,  montagne, forteresses ariegeoises. Le public est de plain-pied au contact du jeu,dans un espace limité par le sol de patchwork, . 




L'Oiseau Vert ( Carlo Gozzi - Théatre du Coryphée - M.J.C. Novel - Annecy)





























































































Pour la Comedia del'Arte, scène à "l'italienne", en U. Le public sur sièges est en contrebas. Pas de décor,mais des pendrillons de caoutchouc, de métal et de gaze multicolore, pour allier dépouillement du jeu et féerie.






L'Île ( Robert Merle/ Michèlle Clergue - stagiaires I.G.H. - Neuilly sur Marne)




























L'espace de sable (cf Avanies d'un gymnase ) est bordé de praticables rudimentaires, genre pontons de bambous.
Les spectateurs sont assis sur chaises et si nécessaire sur des tapis de gymnastique en coco qu'ils peuvent  avoir à partager selon les nécessités du jeu avec les comédiens.




Nec Pluribus Impar (Marc Donville - stagiaires de l'I.G.H. - Neuilly sur Marne)

L'espace de jeu était donc un semblant de l'Hôtel de Bourgogne, installé dans tout le gymnase et les spectateurs faisaient ainsi partie du décor.L'amphithéâtre, derrière la double porte blanche doublée d'un rideau de théâtre de même couleur, ne servait que pour la scène de l'hommage de la cour, devant le cénotaphe de Louis XIV relié à l'espace principal par des passerelles, comme on peut les voir en surimpression sur cette photo .













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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 08:00

Je me fais plaisir.
Coup de coeur triple aujourd'hui.
Pour compléter la première série de scénographie, voici ce que j'aurais pu montrer aux stagiaires mais sans doute pas sous cette forme.































La comédie française, bel exemple de salle classique, sa scène avec machineries, ascenseurs, cintres, coulisses, sa salle avec son orchestre, son parterre, ses balcons et son poulailler, dont vous devinez l'origine de ces noms. Ce sera pendant de nombreuses décennies le modèle de salle. 

Pour moi, des émotions de théâtre (le Bourgeois Gentilhomme avec Louis Seigner, entre autres) et une pensée émue pour mon grand-oncle, René Alexandre et ma grand-tante, Louise-Gabrielle Robinne, tous deux pensionnaires de la comédie française, il y a bien longtemps,entre les deux guerres. 


































Est-ce d'eux que je tiens le virus ? Ou de ma grand-mère maternelle, leur belle-soeur, qui la première m'a fait découvrir une salle de théâtre classique, avec ses sièges rouges poussiéreux, la résonnance des pas des ouvreuses sur le plancher de bois recouvert d'une moquette cramoisie, le rideau impressionnant  avec ses peintures allégoriques sur velours grenat - j'avais une dizaine d'années - et la fosse d'orchestre mystérieuse !
C'était à Alger: l'Opéra, qui m'a fait vivre, des jeudis après-midi durant, nombre d'opérettes du répertoire, aux mises en scène flamboyantes, que les troupes locales et métropolitaines y donnaient.





















Pour Michèlle Clergue, il y avait
  le pendant à Oran :




















Et pour Jean Rodien, je continue mon coup de coeur, il y a eu, entre autres, le Cargo, la maison de la culture de Grenoble, aujourd'hui MC2 depuis la rénovation de 2004, que j'ai vue construire pour les J.O de 1968... 


























...  et qui abritait la Comédie des Alpes, chère à nos coeurs.
La maison de la culture, était  considérée comme l'aboutissement, pour l'époque, de la scénographie, avec son théâtre  en rond et son anneau de scène tournant signé Woginsky.
La boucle est bouclée... Ou pas!   

































































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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 07:47

Mais que diable allaient-ils faire dans cette montagne ? Ravitaillé par les corbeaux hors saison, le Col du Rousset au mois de juillet, l'endroit était une alternative à Voiron, qui cette année là ne pouvait nous accueillir pour les stages. Je devais faire un deuxième degré, c'était en 1968,et il n'y avait pas plus "haut" que le deuxième degré, alors certains en ont fait plusieurs.

N'ayant pas de voiture j'étais parti la veille en train d'Annecy pour Valence, ou j'ai couché à l'hôtel, après avoir vu "la canonnière du Yang Tse "au cinéma du coin. Correspondance le lendemain, toujours en train, pour Die où Jean Rodien devait me prendre, ainsi qu'un autre stagiaire, que je ne connaissais pas, Marc Rezelmann. Il était là à l'heure avec sa 2 cv nickel chrome,  ses gants à dessus de filet beurre frais et son short colonial.
Route de montagne- mal de coeur - Jean parlant avec véhémence, avec des moulinets et des circonvolutions de sa main gauche, tout en faisant une confiance immodérée à sa 2 cv!

Bien arrivés cependant dans un grand chalet, dont j'ai completement oublié les conditions matérielles de logement et de nourriture. Et encore plus ce que l'on a fait pendant ce stage, qui était technique essentiellement, mais avec des côtés farniente.

Ici la terrasse du café tout heureux d'avoir autant de clients, Michèlle sur son transat et Jean très propriétaire terrien. 





















Là  une excursion tout au sommet du col























Ce qui n'empêchait pas des veillées de travail




























 parfois un peu scout...




























Un flash, et surtout une photo, me remémore un bout de veillée finale, ou je devais sans doute jouer Tom, l'enfant réincarné en martien de Bradburry. Alors pourquoi ont ils voulu me faire des crans dans la chevelure et la manucure? Mystère !











































Comme les photos le montrent, il y a beaucoup d'anciens qui ont participé à ce stage. Si leur mémoire a des informations complémentaires ou contradictoires à ajouter qu'il n'hésitent pas, cela fait quand même 40 ans maintenant !





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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 08:00

Cela fait quelque temps que je tourne et retourne dans ma tête l'idée de faire un article sur les scénographies. Parce que ce terme m'est toujours apparu comme prétentieux, et encore plus dans le cadre de nos réalisations théâtrales de stage.Vous en trouverez de bonnes définitions et d'autres sur internet, je ne m'étends pas là-dessus.
Nous nous contentions en réalité d'occuper et de transformer l'espace qui nous était alloué, en général des gymnases ou des salles polyvalentes, en un lieu qui deviendrait salle de spectacle, avec comédiens et public,malgré parfois des odeurs de cuisine ou de tatamis en coco, en arrière fond. 
C'était  plus souvent des caches misères, se saisissant d'opportunités (ah! les plafonds du mess des officiers à Olivet!), qu'une construction savante et intellectuelle de la relation théâtrale.
Cela ne nous empêchait pas de dispenser, à l'instar de ce que faisait Michèlle Clergue à Voiron, des notions d'histoire du théâtre, et donc de scénographie aux stagiaires.

Cette brève présentation que l'on avait circonscrite entre le théâtre grec et le théâtre dit "de cour", faisait partie du stage, et notamment occupait les premières veillées, lorsque le travail n'était pas encore mis en place, ou de journées-stages spécifiques, comme celles évoquées dans "le choix des compagnons de Jéhu". en novembre 1978 (voir Le choix des Compagnons - quatrième époque - ).

J'ai retrouvé le "polycop" du document d'accompagnement de notre présentation pour ces journées. La photocopie étant épouvantable, j'ai recherché les documents de base et il sont en couleur!
Voici donc, avec les commentaires originaux, ce document composé d'images désuètes et charmantes (de l'américain Peter Spier), reconstitué et amélioré pour vous !

Petits veinards!



SCENOGRAPHIE


Le Théâtre Grec 





















Le Théâtre romain
L'autel a disparu et un mur ferme le demi cercle (début de décoration) que constitue l'amphitéâtre.







Le Théâtre du Moyen-Age - le "Mystère"

Une immense scène sur le parvis des cathédrales avec plusieurs lieux* dramatiques "à vue". Les acteurs se déplacent sur cette scène et le cheminement dans les lieux suit le cheminement de l'action à trâme religieuse le plus souvent.

NDLR 2009 : *les lieux, de gauche à droite : le paradis - Nazareth - le temple - Jérusalem - le palais - la demeure de l'évêque - -la porte d'or - la mer - le purgatoire et l'enfer





Le Théâtre Elisabethain

Le Globe était le plus célèbre des théâtres publics elisabethains. Il est célèbre pour avoir été le théâtre de Shakespeare.
Forme polygonale - trois étages de galeries pouvant abriter huit cents spectateurs. Le parterre pour les moins fortunés- pas de rideau; à la fin des scènes il fallait emporter les "cadavres".





La Comedia del'Arte

Dans un décor de rue, toujours bordée et décorée de couleurs vives.
Apparition du rideau, qui plus qu'un élement pour cacher, devient l'instrument pour réveler, pour jouer.
C'est le théâtre de la pauvreté, où la richesse du jeu l'emporte plus sur la pauvreté des dialogues. C'est aussi le monde de l'improvisation où la même trame usée et étirée devient le spectacle du peuple, mais aussi des riches italiens, comme ici à Parme au Teatro Farnese.



 
Le Théâtre de Cour

Poètes maudits, les comédiens trouvent bientôt leurs protecteurs parmi les Grands du royaume. Héritières des troupes de comédiens italiens, les troupes françaises, dont celle de Jean-Baptiste Molière, associent au geste, une verve qui va jusqu'à l'impertinence et pourquoi pas jusqu'à avoir des relents de Fronde.
Et pourtant le Roi aime cela, comme ici à Versailles.










(à suivre)

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