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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 07:00


Un des premiers stages que j'ai effectué comme assistant, hors Voiron, était dans une école d'éducateurs spécialisés, qui je crois aujourd'hui a disparue, à Vercheny dans la Drôme.
Notre équipe de quatre personnes, Jean Rodien, Michèlle Clergue, Raymond et moi, devions monter un spectacle à partir d'un fabliau du moyen âge, histoire de deux jeunes tourtereaux: Aucassin et Nicolette.
Un stage, dont là aussi j'ai gardé peu de souvenirs, à l'inverse des stagiaires, puisque certains ont fait partie en 1973 de la distribution de Gosta Berling.

L'espace de spectacle était comme d'habitude une sorte de gymnase assez lumineux dans lequel un parcours de praticables a été construit .Il devait permettre une imbrication public-acteurs, selon des théories en vogue à l'époque. Le plus dur fut de mettre des spectateurs dans les "trous", car assis par terre et surplombés pendant tout le spectacle par des acteurs qui étaient au contact, beaucoup hésitèrent.La  non solution de continuité fut cependant intéressante pour le jeu des acteurs qui avait ainsi beaucoup de profondeur.













































































































"Conte de Perrault avec des ailes, mais le conte est un conte d'amour", selon certains, le texte, d'un auteur inconnu, écrit à une date estimée de fin du XIIème-début XIIIème siècle, narre les aventures de Nicolette, d'origine sarrasine comme son nom ne l'indique pas, et d'Aucassin, prince chrétien, qui porte un nom maure!
Comme cela ressemble à des cascades de jeux de mots superposés sur les mélanges d'idiomes de cette époque, nous ne nous privions pas, pour décompresser des difficultés à faire jouer l'amour courtois, d'un concours entre nous, à d'autres jeux de mots.J'ai retrouvé sur l'exemplaire de Jean, la mention manuscrite au feutre rouge:Aucassette et Colynin! 



















On ramait beaucoup donc, tant sur le jeu individuel que sur les jeux de groupe, Tarrasque et autres batailles. 
Ces journées épuisantes  heureusement étaient compensées par la chaleur de l'équipe d'encadrement, solidaire et déconnante, qui se réunissait dans des chambres sans âme, pour "débriefer", se reposer, fumer des "voltigeurs" (Jean et moi) et vider quelques whiskies réparateurs (trop peut-être, si on se souvient de l'évacuation des bouteilles vides dans un fossé sur la route du retour!)





























































Le texte est trouvable aisément en librairie en version bilingue,  en français- et langue d'oc, et je n'ai pas mémoire de la bande son. Y en avait-t'il une ?
Qui pourrait me répondre ?















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commentaires

Fines Viviane 09/10/2009 23:36


"Je n'ai pas vu, mais j'en ai entendu causer", au point que j'ai acheté le texte il y a très longtemps, je viens seulement de le lire, et ça m'a paru plutôt ardu à mettre en scène. Michèle
était très contente de cette mise-en scène, et racontait que les mêmes rôles étaient partagés par plusieurs acteurs... J'ai toujours regretté de ne pas avoir assisté à ce spectacle. 


marcusimpar 10/10/2009 06:46



Ce sera difficile d'avoir des traces. L'école a disparue.



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