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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 16:39

On devrait en permanence remettre l'ouvrage sur le métier. J'aurais aimé en 1980 connaître l'anecdote de Louvois dont je n'ai eu connaissance qu'au début du XXIème siècle. Je ne peux résister au plaisir de vous la raconter.

 arlequin    

 

 

En 1670, le Roi Louis XIV, décide de faire construire pour ses soldats estropiés par ses guerres à répétition, un hospice et un hôpital qui s'appelle aujourd'hui l'Hôtel des Invalides.Le bâtiment à l'époque est une sorte de caserne pour éclopés qui vivent, pour les hommes de troupe, sous les combles dans des chambrées, surchauffées l'été, glaciales l'hiver, et déjeunent dans d'immenses réfectoires sous le regard d'immenses tableaux, signés Parocel, à la gloire militaire du Roi. Le tout administré avec une discipline militaire des plus dures, où les punis sont assis, au pain sec, au milieu de la salle, sous le regard de centaines d'affamés qui eux bénéficient d'une soupe chaude. Le régime des officiers était on s'en doute, plus luxueux.

Mais c'était une merveille sociale pour l'époque et bon nombre de pays

d' Europe copièrent assez vite l'initiative.

C'est Louvois, alors secrétaire d'État à la guerre (c'est une affaire de famille, puisqu'il est le fils de Le Tellier, ancien ministre de la guerre),louvois qui est chargé de la construction.Il choisit comme architecte Libéral Bruant, renommé pour son sale caractère et son talent, et qui de nos jours est considéré comme un maître du style classique français.

Libéral Bruant ne finira pas la construction en forme de palais de l'Escurial, et notamment le fameux dôme. C'est un de ses élèves, parmi les plus doués, Jules Hardouin Mansart (petit neveu de François Mansart le célèbre architecte) qui terminera la merveille. Aujourd'hui libéral-bruant l'Hotel des Invalides, abrite, entre autre, le  splendide  Musée de l'armée, totalement rénové, le musée des plans reliefs, diverses institutions militaires officielles et moins officielles, hardouin-mansartainsi que les restes d'un hospice militaire qui n'admet plus de nouveaux pensionnaires, mais est assorti d'un hôpital des plus compétents et modernes de France, dont on sait pas qu'il est ouvert à tous, civils ou militaires.

On y pénètre quand on vient de la Seine, par la magnifique cour d'honneur pavée, entourée d'une colonnade à étage qui en fait une magnifique chambre à écho.

Les toits des bâtiments qui encadrent la cour, sont percés d'oeils de boeuf, seule aération des chambrées, dont chacun est orné d'une sculpture originale.

Et c'est là, qu'est l'humour et la charade.

L'une de ces sculptures est surmontée d'un loup qui surveille la cour : hommage discret de Bruant à son maître d'ouvrage, pour ne faire ni ombrage, ni  engendrer de jalousie, le loup supervise,voit... La cour, le LOUVOIS!

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Photos Coll. Marc Donville

 

 

 

 

 

 

 

 

J'aurai bientôt l'occasion de vous parler des Invalides dans un nouvel article de la série : Influences.

 

 

 

 

 

 

 

masque-eam5bleu-clair.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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commentaires

bernard 26/08/2010 10:04



Comme toi,grâce à toi, je découvre cet évênement historique. Merci


 



marcusimpar 26/08/2010 16:37



je crois qu'à l'occasion des journées du patrimoine, les excellents guides conférenciers du musée de l'armée font découvrir quelques pépites de cet acabit. Voir chaque mois l"Echo du Dôme" (sur
internet) excellente revue du musée.



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